=====================================
NOS ANNEES 70 <Pas de nostalgie mais un regard amusé dans le retro en se souvenant de moments, concerts, lieux, evenements ou personages, qui ont marque notre adolescence...Qui se souvient de ....Nos années 70 ? ====================================
This page is powered by Blogger. Isn't yours?
qui s'en souvient..?

vendredi, décembre 23, 2005

DE PASSAGE
Après environ deux ans d'égarement, je repasse sur ce blog, crée et ayant vécu le temps d'une immobilisation pour un vilain problème de santé.
J'ai eu beaucoup de plaisir à écrire ces quelques souvenirs et j'aimerai vraiment continuer cet exercice si le courage revient. Qui dans les mois qui viennent...
J'ai encore des souvenirs à raviver, seul ou avec l'aide de témoins de l'époque.

En attendant, j'ai réactivé l'adresse mail, et je sais que certains ont tenté de m'écrire mais l'adresse retournait les mails.

Une nouvelle adresse est maintenant accessible et vous pouvez aussi laisser un commentaire.
Je constate que quelques dizaines de connexions ont lieu chaque semaine, c'est amusant alors que le blog dort profondément depuis janvier 2004.
Merci de votre visite et a bientot...


bataklan70@noos.fr
Vos commentaires-[ comments.]

jeudi, janvier 29, 2004

GRATEFUL DEAD AU CHATEAU D'HEROUVILLE (2)
Ray Basden, webmaster du site consacré à Ian Samwell, sur lequel on voit une photo de Jerry Garcia à Herouville
http://www.saber.net/~orb/photos3.htm
m'à envoyé cette information :

I do have a very good account of the event at Herouville from an excellent book called The Dead Book, a Social History of the Grateful Dead by Hank Harrison published in 1973 by Link Books.

Here is the most pertinent excerpt:

"The Dead started to play just before the sky got dark, but their entire set was illuminated by bright lights from the Paris socialized television station Link Two, which rebroadcast the event the next week. Their film technique was flawless, as one would expect from a French film team; the camera people were completely unobtrusive on the musicians; the lights bugged Phil a little. Pig Pen just barely recovered in time to sing after downing his two bottles of duty free Wild Turkey . . . Weir was in fine primal scream voice, and Garcia settled into his trancelike lassitude from which emanates the famous electronic genius that is particularly his.

They played for three hours, and during this time the workers and the fire department and little children lit hundreds of candles and placed them around the pool as if it were a religious shrine . . . a Lourdes or place of healing waters. As the party progressed, the candles were extinguished by the bodies of of various drunken celebrants being thrown in the pool by other drunken celebrants. The Dead played louder and louder; the locals had never heard anything like it before and they were delirious."
Vos commentaires-[ comments.]

lundi, janvier 26, 2004

FESTIVAL D'AUVERS SUR OISE 1971
Dès la mi mai 1971, la rumeur a commencé à se répandre dans toute la France, et en particulier en région parisienne, ou on annonçait la tenue d’un grand festival pop GRATUIT avec Grateful Dead, Jefferson Airplane, Rolling Stones, Pink Floyd, Led Zeppelin…Après Redding, Whight, Woodstock, Amougies, ca y’est, on le tenait enfin notre festival à la francaise. L’organisateur ? Jean BOUQUIN, un couturier francais, célèbre pour habiller les stars de St Tropez, qui décidait de tout plaquer pour faire autre chose et pourquoi pas, offrir à la jeunesse francaise SON festival tant attendu.

Début juin, la rumeur devient réalité : On connaît les dates, ce sera les week-end du 18, 19, 20 juin 1971, et le lieu, sur la propriété de l’organisateur Jean Bouquin à Auvers sur Oise soit suffisamment près de Paris pour faire venir 200 000 personnes, dit on…
Dans mon lycée, c’est une réunion préparatoire en salle de permanence, qui permettra de déterminer qui vient, qui peut avoir une voiture ou un parent, copain, accompagnateur. Rendez vous est donné le vendredi 18 juin à 13h00 porte de la chapelle.

Entre temps, l’affiche évoluait au gré des rumeurs, Pink Floyd ne venait plus, Jefferson non plus car Grace Slick venait d’avoir un accident de voiture, Led Zeppelin ? Il n’en a jamais été question, Rolling Stones ? Probables, ils sont actuellement en France…marlgé cela, on devrait voir quelques bons groupes anglais et américains et nos frenchies du moment…

Le 18 Juin au matin, sous un ciel gris, des milliers de jeunes avaient répondu à l’appel et commençaient à affluer vers Auvers sur Oise. Dès le début d’après midi la route était bloquée et il fallait terminer les derniers kilomètres à pieds. Vision hallucianantes de centaines de chevelus marchant vers le temple….sous le regard des paysans du cru, inquiets pour leurs parcelles ! A l’arrivée, des baraques, des tentes, des gens partout, on parle de20 000 personnes déjà, un grands pré et la scène enfin, découverte pour mieux profiter du spectacle, la musique a déjà commencé..

En milieu d’après midi, la pluie commence à tomber, rigolade générale on refait Woodstock !
Il pleut de plus en plus. Et puis le groupe sur scène s’arrête de jouer, sans protection, sans bache, la scène devient plus que dangereuse, la sono a lâché, la lumière aussi !... La pluie continue, plus forte, on cherche tant bien que mal un abri, on piétine, on patauge dans une immense mare de boue. Bouquin, dégoulinant, au micro, essaie de remonter le moral des troupes mais c’est trop tard, ca tourne au cauchemard.
La pluie continuera jusqu’au samedi, et l’annulation du festival que tout le monde redoutait (ou espérait ?) interviendra au début de la nuit.
Jean Bouquin aura beau distribuer de la nourriture, faire appel à la Croix Rouge, aux pompiers, il se retrouve maintenant avec 20 000 jeunes sur les bras, trempés, frigorifiés, affamés et bloqués dans ce parc maudit..
Pendant la nuit, beaucoup ont déjà quitté le navire. Il n’empeche, dès l’aube, le public continue d’affluer vers le site, malgré la police, les pancartes disposées sur la route et les annonces sur les radios nationales. A des kilomètres à la ronde, c’est une immense pagaille !

Samedi 19 Juin 1971, au petit matin, ce fut pour nous un retour à la maison, fatigués, sales, hagards, minables et honteux de donner raisons à nos parents… "j’t’avais bien dit de pas aller te fourrer dans ce bordel !!!"

Voila ce qu’il est resté de notre Woodstock à la française, un formidable gâchis, pour Jean Bouquin (il a investit 60 MF de l’époque), pour les groupes, ceux qui sont venus et les autres, mais surtout pour tout le public qui a cru qu’un marchand de chiffon pouvait s’ériger en grand du Rock..
Des grands groupes, seul Grateful Dead fera le déplacement mais personnes ne les verra à Auvers….mais déjà la rumeur annonce le Dead à Paris, quelque part, pour un concert gratuit…..


Jean Bouquin, après avoir échoué dans la Pop, dans la politique, dans le cinéma, est aujourd’hui propriétaire et directeur du Théâtre Déjazet et là, au moins, c’est une réussite !

Sa biographie sur le site de la mairie du 3ème arrondissement
http://www.mairie03.paris.fr/mairie3/jsp/Portail.jsp?id_page=147

Si vous avez vécu cet épisode mémorable, n’hésitez pas à m’envoyer vos commenaires .
Bataklan
Vos commentaires-[ comments.]

dimanche, janvier 18, 2004

ANNEES 70 AU QUEBEC
Reproduction d'un texte de Michel Adam, québecois
(voir son site http://www.cyberus.ca/~madam/pweb.htm )
qui évoque cette période. Malgré des références que nous ne connaissons pas ici, ce texte illustre bien l'ambiance de l'époque et un certain mode vie, qu'on retrouvait un peu partout dans le monde :


Quelle époque. J'avais 15 ans, on se tenait en gang et on se faisait une religion de découvrir tout ce qui se réalisait en musique progressive. C'était King Crimson, Pink Floyd, Gentle Giant, Genesis, Tangerine Dream, Emerson Lake and Palmer, Yes, et combien d'autres. Et en parallèle, sans qu'on s'en rende vraiment compte, étant trop jeunes encore, il y avait cette explosion d'artistes de chez nous qui se préparait.
Les chansonniers des années 60 semblaient avoir atteint leur apogée. Il se passait quelque chose. Charlebois était la figure de proue de ce chambardement qui s'annonçait. Je me rappelle très bien qu'un de mes amis à la chevelure frisée rebelle décida qu'il allait avoir la même tête que celle de Charlebois. Fini le coup de peigne sur le côté pour essayer de faire tenir ces cheveux en place. Place à la "boule". Je crois que c'était l'alternative de tous ceux et celles qui ne pouvaient avoir le look des Beatles.

Puis c'est Jean-Pierre Ferland qui risque le tout pour le tout: JAUNE. Moi je ne savais pas qu'il risquait quoi que ce soit celui-là. Je ne le connaissais pas avant. Son disque, je le trouvais très bon: il y avait du synthétiseur, c'était ryhtmé, et c'était "presque" du progressif, à la britannique.

Et on se met à s'intéresser à Diane Dufresne, Jacques Michel, Offenbach, Octobre. J'ai 17 ans et le rock me prend à mon tour. C'est au Québec que ça se passe... Puis en 1974, ça se met à sortir de partout: Harmonium, Beau Dommage, Aut'chose, Plume, Raoul Duguay, Louise Forestier, Les Séguin. Ça commence à coûter cher tous ces artistes. Alors on se passe les disques, on écoute la radio étudiante au CEGEP, parce qu'il y a le CEGEP bien sûr. Là aussi on peut dire que la culture, ça grouille. Tout le monde veut faire de la musique, ou du théâtre, ou de la danse moderne, ou s'occuper de la technique de son d'un spectacle, mais peu importe, il faut faire quelque chose. Tout le monde se connaît, on connaît tout le monde.

Deux de mes frères partent sur une terre, quelque part en Estrie. Ils y vivront environ deux ans. Tout le monde part sur un "trip" de quelque chose, la société se transforme. On est en plein dedans, mais on ne sait pas vraiment ce qui se passe, parce que nous en sommes les artisans.

Et on continue de tripper sur Maneige, Sloche, Morse Code. On trippe sur nous. Tellement, qu' on fait virer l'histoire en élisant le Parti Québécois en 1976. Le Québec est en pleine effervescence. Les mégas spectacles sur le Mont-Royal, sur les Plaine d'Abraham, à coup de 300,000 personnes. J'y étais, oui môssieu...On partait sur le pouce, avec des amis. On s'en allait à Montréal, ou à Québec. Une fois, on s'est fait ramasser par une dame qui conduisait une voiture familiale. Il y avait déjà trois personnes qu'elle avait fait monter avant nous. Et plus tard, elle en embarqua 2 autres. Elle nous raconta qu'elle se dirigeait vers la Gaspésie, et que ça lui faisait de la compagnie de route tous ces jeunes qui faisaient du pouce. Et c'était comme ça tout le temps. Parce que j'en ai fait du pouce... Les auberges de jeunesses ne fournissaient plus à la demande. On couchait dehors, dans les buissons, sous les roulottes, ou bien carrément sur le sol. On ne dormait pas beaucoup, mais c'était pas grave, ON ETAIT LÀ!!! Combien de fois je me suis réveillé le matin, sur l'herbe du Mont-Royal, à Montréal, attendant que les rayons du soleil nous réchauffe un peu.

Une décennie à vous en couper le souffle. Nos parents devaient capoter à nous voir partir tout le temps. C'est quand on se rencontre en famille, et qu'on se met à raconter nos aventures, chacun de notre côté, voir le visage de notre mère, ça nous fait sourire.

Et mes trois enfants, eux, quelle décennie les attend?
Michel Adam

Vos commentaires-[ comments.]

vendredi, janvier 16, 2004

LES ENFANTS DE DIEU
Au début des années 70 beaucoup doivent se souvenir des ces groupes de hippies, dont certaines filles étaient particulièrement jolies, qui déambulaient dans plusieurs quartiers de Paris (St Michel en particulier). Au coin d’une rue on pouvait les voir chanter en chœurs avec guitares, très bien au demeurant, des chansons qui évoquaient dieu, l’amour, la foi etc.…
C’étaient les « Enfants de Dieu » connus comme étant une secte mais, a priori, inoffensive et plutôt pacifique et sympa à première vue. En plus de vendre leurs babioles, T shirt, et diverses publications, ils faisaient même des disques qu’on entendait sur les grandes radios, et qui plus est passaient à la télé dans les émissions de variété tendance « Guy Lux »…Je me souviens particulièrement d’un titre « Redeviens un bébé » au rythme très gai et entraînant, tout comme « liberty » grand succès aussi.

En réalité il s’agissait d’une secte pure et dure mais qui a mis un certain temps avant de montrer son vrai visage, celui d’une organisation qui pratiquait une forme de prostitution et abus sexuels, maltraitance envers des enfants.

Vers 72 – 73 ils vivaient dans une communauté vers Pantin et je les croisais matin et soir dans le métro, habitant moi-même en banlieue et prenant la ligne « Eglise de Pantin ». Combien de fois j’ai été accosté par ces super nanas qui me proposaient de venir faire un tour dans la communauté, avec des allusions évidentes à des pratiques ne se limitant pas à la simple méditation ! Dans ma grande pureté d’alors, je n’ai pas succombé à la tentation, avec quelques regrets, je l’avoue..

Mais quelques précisions sur cette secte :

Crée en 1968 au Etats-Unis par David Berg « Moise » ils sont arrivés en Europe en 72 créant 170 colonies dont plusieurs en france. En 74 il y avait 4000 adeptes ! Leur situation s’est dégradée lorsqu’ils se sont mis à pratiquer, selon les volontés de David Berg « Moise », une forme de racolage appelée le « flirty fishing » sorte d’appât pour poissons argentés, qui se révèla être une forme manifeste de prostitution.
Les filles étaient obligées d’attirer de nouveaux adeptes, ayant de l’argent, en utilisant leurs charmes («elles doivent faire en sorte de porter aussi peu de vêtements que possible afin de mettre à découvert certaines parties de leur corps » dit David Berg). Le soir elles devaient remettre leurs gains et faire une fiche sur la personne attrapée avec un compte rendu très précis.

Le 29/12/1978 le JO rapporte la dissolution des Enfants de Dieu, qui renaîtra ultérieurement sous l’appellation « La Famille ». Les méthodes passées ont été abandonnées et David Berg est mort en 1994. Toutefois le 9 juin 1993, dans plusieurs communautés de la Famille. 200 gendarmes ont interpellé 43 membres adultes et 143 mineurs de 3 mois à 16 ans. Les accusations portées contre la Famille et annoncées dans la presse à cette époque sont accablantes : surpeuplement, rationnement de l'eau, alimentation rare, peu de soins médicaux, pas de visite d'un médecin, pas d'école... Aujourd’hui on estime la Famille à 12000 membres dans le monde.

Voilà mon souvenir des Enfants de Dieu, on les aimait bien pourtant…au début !

Plus d'info : http://www.info-sectes.org
Vos commentaires-[ comments.]

mardi, janvier 13, 2004

Le BATACLAN
Au début des années 70 Patrice Blanc Francart (qu’est il devenu ?) animait une émission de télé qui passait sur la 2eme chaîne (il n’y avait que 3 chaînes nationales, quel luxe !) qui s’appelait POP 2 et qui présentait des infos, interviews et surtout un concert enregistré pour la circonstance. Au départ ceux-ci étaient enregistrés à la Taverne de l’Olympia (qui deviendra quelques années plus tard le Rose Bonbon, haut lieu de la musique punk et new wave), et par la suite le spectacle s’est déplacé au Bataclan, boulevard Voltaire.
Cette salle construite en 1865 a été diversement exploitée en servant tour à tour de salle de spectrale, de concert, d’opérette, cabaret, cinéma, music hall, et a fini à la fin des années 60 en en pseudo dancing pour soirées folkloriques. Je me souviens de la réflexion d’un parent à qui je disais qu’on allait à un concert au Bataclan, me disant : « le Bataclan ? mais c’est une salle pour soirées portugaises !!
Cette salle, donc, qui ne devait plus beaucoup servir devait probablement être parfaite pour les enregistrements et aura connu grâce à cela quelques grands moments. Depuis elle est vraiment devenue une salle parisienne importante et on ne compte plus les enregistrements de disques ou les succès populaires (récemment Djamel Debbouze ou JM Bigard, on est loin de la musique...)
Pour l’ado que j’étais, les enregistrements de Pop 2 étaient super intéressants car on n’y voyait que des grands ou en passe de le devenir, et le prix d’entrée était dérisoire (5F je crois), ce qui convenait tout à fait à mon budget argent de poche d’adolescent ! Et puis les artistes qui passaient, faisaient souvent le lendemain, un concert cette fois dans une salle beaucoup plus vaste et prestigieuse, au tarif fort.

Parmi les meilleurs concerts, je citerai Genesis (avec Peter Gabriel et Phil Collins), Roxy Music (avec Eno et Brian Ferry), Velvet Underground (Lou Reed et Nico) mais aussi Soft Machine, Captain Beefheart…. si vous vous souvenez d’autres artistes qui ont fait cette émission n’hésitez pas à répondre à ce post...

Les plus mauvais souvenirs : un concert de Moon Martin devant seulement 200 personnes dont les ¾ sifflaient et huaient l’artiste. Mais le pire fut le concert de MC5, un groupe de rock mythique de la scène US de Detroit, bien attaqué par l’alcool et l’heroine ! Ils avaient la particularité d’attirer un public quelquefois un peu...violent.
Au bataclan, sont arrivés quelques dizaines de Hell’s Angels qui, au bout de 2 morceaux, se sont mis en rang et ont chargé le public, puis envahi la scène.
Quelques blessés plus tard, sont arrivé es les CRS, sous les applaudissements !! Ce qui pour l’époque, était un événement, on était plus habitués, face à la police, à balancer des pavés qu'à lancer des cris de joie !!
Le lendemain qui frère, qui travaillait à l’ORTF, leur a remis leur cachet et ils étaient ravis du bon accueil du public francais !!

Si un de vous y était, on en reparlera…

Chose extraordinaire à l’époque, les concerts avaient lieu le mercredi en fin de journée et ils étaient rediffusés le samedi. Il n’y avait malheureusement pas de magnétoscopes mais j’utilisais un magnéto à bande avec un micro collé au HP de la télé ! J’ai perdu ces bandes…
Qui se souvient de tout ca ?
Vos commentaires-[ comments.]

Préambule
Mes annees 70 ont duré le temps de mon adolescence qui, curieusement s’étale de mai 68 et mai 81 !
Mai 68 tout d’abord que j’ai vécu par procuration, par mes frères et sœurs qui étaient alors lycéens ou étudiants à Paris, et par la télé et la radio que j’écoutais jusqu’a la nuit pour suivre en direct la vie des barricades. Ces quelques semaines auront été comme une révélation, me montrant que les individus pouvaient avoir suffisamment de volonté, de force et d’énergie pour changer le cours de l’histoire que ce soit à Paris, à San Francisco, à Saigon ou à Cuba…
Ce sentiment de notre aptitude à résister et à créer un nouveau monde me hantera pendant des années, particulièrement lors de diverses manifs, lors de concerts ou festivals, de soirées entre potes et même lors des délires alcoolisés ou fortement teintés de substances interdites…pourtant peu propices à la révolution !

Mai 81, où, sans le savoir encore, les illusions des années 70 allaient s’éteindre, victimes d’une autre illusion, beaucoup plus pragmatique celle-ci, qui voulait qu’on puisse changer le monde par les élections. Aujourd’hui on sait que cette date a sonné la fin d’une belle aventure sociale, sociologique et culturelle et a remis tout le monde dans le « droit chemin » du réalisme économique, du business, et gare à ceux qui oseront remettre en cause cette société !

Heureusement entre ces deux dates une formidable période de création et d’agitation tous azimuts : les événements de mai 68, la beat generation, le flower power, les hippies, la libération sexuelle, les mouvements féministes, les journaux (libé, actuel, rock et folk, best) etc..), les radios libres, la pop music, le reggae, le jazz-rock, le free jazz, le rock allemand, l’underground, le mouvement punk, les autonomes, action directe, le cinéma militant (Bunuel, Topor, Pasolini, Schroeder, Duras , Rivette... l’an 01, More..) et tant d’autres choses.

Aujourd’hui, sans nostalgie ni prétention, j’ai envie de me souvenir de certains moments ou évènements, et faire appel à des lecteurs qui auraient traversé cette époque (et les autres aussi !) pour retrouver certains détails un peu trop vite oubliés.
Un peu comme une « bouteille à la mer » lancée dans l’océan de ma mémoire qui, avec le temps, …
Vos commentaires-[ comments.]

This page is powered by Blogger. Isn't yours?
 
qui s'en souvient..?
[ contact info ]
email

Archives
  • janvier 2004
  • décembre 2005
  • Les années 70 ca évoque d'abord..?
    la musique
    le cinéma
    la mode vestimentaire
    les mouvements contestaires
    les hippies
    les punks
    la drogue
    la liberté sexuelle
      
    Free polls from Pollhost.com
    Pholph's Scrabble Generator

    My Scrabble© Score is: 14.